LORSQUE LA RECONCILIATION DES CITADINS DE DUEKOUE FAIT APPEL A LA QUESTION DU FONCIER RURAL

LORSQUE LA RECONCILIATION DES CITADINS DE DUEKOUE FAIT APPEL A LA QUESTION DU FONCIER RURAL

Oura Kouadio Raphaël (Université Alassane Ouattara de Bouaké)

Article intéressant sur les tensions intercommunautaires à Duékoué en 2014

https://www.researchgate.net/publication/331089824

« Les résultats de nos enquêtes révèlent que 98% des chefs de ménages autochtones se
sont déplacés durant la crise post-électorale alors que 88% des répondants de Cocoma disent
n’avoir pas effectué de déplacement. Les populations des quartiers Malinké se sont senties
moins menacées par la violence post-électorale. Aujourd’hui encore, des Guéré continuent de
recevoir des menaces de la part des non-autochtones; 96% des chefs de ménage de Carrefour et
de Petit-Duékoué disent qu’ils vivent continuellement depuis leur retour, sous les menaces. Ces
menaces s’expriment sous la forme « d’intimidation et du harcèlement de personnes en armes »,
selon le RCCO (2011). « Alors que les allogènes se sentent “libérés et protégés” du harcèlement »
et des abus des milices, et considèrent qu’ils peuvent se rétablir sur les terres qu’ils exploitaient
jusqu’en 2002 et 2006, les “autochtones” Guéré vivent dans la peur de représailles », précise le
rapport. Effectivement, aucun témoignage de menace n’a été enregistré à Cocoma, dans le
quartier Malinké. Pendant l’enquête, nous avons été témoin de menaces dans les quartiers
d’autochtones. La scène paraît un peu banale mais, a néanmoins créé assez de frayeur au sein de
la communauté Guéré. Le fait qu’un jeune Burkinabé ne soit pas revenu du champ jusqu’à la
tombée de la nuit, a fait croire à la communauté non-autochtone qu’il aurait été tué par des
Guéré.

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